Qu'est-ce qu'un psychologue clinicien ?

Diplôme et notions clés psychologie clinicienne respect déontologie

Un psychologue clinicien est titulaire d’un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées ou d’un Diplôme d’Etudes Appliquées, en psychologie clinique et pathologique, ou plus récemment d’un Master (diplômes d’Etat de 3ème cycle universitaire).

Si étymologiquement, le terme clinique signifie « au chevet du malade », le psychologue n’est pas médecin (contrairement au psychiatre). Il n’est donc pas habilité à prescrire de traitement médicamenteux. A ce jour, il n’est pas nécessaire d’obtenir une prescription médicale pour le consulter. Il est néanmoins soumis à un code de déontologie (Code de déontologie des psychologues, France, du 22 mars 1996, réactualisé en 2012 puis 2021).

Celui-ci stipule que le psychologue agit dans le respect de principes généraux tels que : « Le respect des droits fondamentaux de la personne, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection(…) Le psychologue préserve la vie privée des personnes en garantissant le respect du secret professionnel(…) Il respecte le principe fondamental que nul n’est tenu de révéler quoique ce soit sur lui-même. »

Indépendant, il conserve le choix de ses orientations théoriques, tout en ayant recours à la formation permanente, pour se maintenir au meilleur niveau de compétence. « Il est garant de ses qualifications particulières et définit ses limites propres, compte tenu de sa formation et de son expérience.

Psychologue clinicien en consultation attentive avec patient
Psychologue clinicien en consultation respectant confidentialité patient

Il refuse toute intervention lorsqu’il sait ne pas avoir les compétences requises. »  Dans ce cadre légal, un psychologue clinicien peut donc accompagner la personne dans son désir de changement. Pour autant, il ne recourt pas à une analyse standard ou à des solutions prédéfinies.

Solliciter l’aide d’un psychologue, c’est décider de modifier sa façon de vivre, de ressentir et d’agir en acceptant de se confronter à ses difficultés. C’est s’impliquer dans une démarche personnelle nécessitant des efforts et s’engager dans un processus de changement enrichissant, mais il faut le dire, exigeant. Mettre des mots sur les maux reste une démarche qui demande courage et persévérance.